Le coryza du chat : prévention et traitement de la grippe féline

Un éternuement ou une toux qui persistent chez Minou ? Ce qui semble un petit état grippal passager peut en réalité se révéler le symptôme d’une pathologie potentiellement grave pour nos compagnons à poils : le coryza du chat. Cette maladie virale n’est pas dangereuse pour l’être humain, chez qui il arrive qu’elle soit présente, mais elle est en revanche tout à fait redoutable pour les félins. Extrêmement contagieuse, il s’agit d’une maladie qui affecte principalement les voies respiratoires, et présente une menace en particulier pour les chatons n’ayant pas encore de solides défenses immunitaires, pour les chats déjà souffrants ou encore pour les animaux âgés. Heureusement, ce mal qui affecte surtout les chats vivants en collectivité (refuges, chatteries, etc), peut tout à fait se guérir, et même se prévenir avec quelques réflexes efficaces. Focus sur la grippe féline, ou coryza du chat, et sur les moyens de la combattre pour prendre soin de nos chers amis à quatre pattes.

Détecter les symptômes du coryza du chat

Avant tout, il convient de bien prendre conscience de la contagiosité de cette maladie virale, qui se transmet par des germes circulant dans l’air. Il n’est donc pas nécessaire qu’un chat ait été en contact direct d’un chat porteur de la maladie pour être contaminé. Un simple éternuement suffit. Pire : même si un chat ne sort jamais du domicile de ses maîtres, ceux-ci peuvent le contaminer par le biais de leurs vêtements. Il ne faut donc jamais déduire d’une vie casanière de son chat qu’il ne peut pas avoir contracté le coryza du chat, c’est au contraire tout à fait possible.

Il est important d’être attentif aux petits symptômes qui peuvent être révélateurs de cette maladie à fort potentiel de gravité. Les éternuements et la toux sont les plus évidents, même s’ils ne sont pas systématiques chez tous les chats malades. Mais le coryza peut aussi se manifester par des écoulements du nez et des yeux, une grosse fatigue, l’absence d’appétit et de soif. La diversité de ces symptômes s’explique par le fait que le coryza attaque l’organisme du chat à travers pas moins de trois types de virus : un réovirus qui est responsable des écoulements dans les yeux; un calicivirus qui fait monter la fièvre, provoque des écoulements dans le nez et les yeux; un virus de type Herpès qui endommage les voies respiratoires. Il n’est pas rare d’ailleurs que des ulcères ou des herpès apparaissent sur la langue ou dans la bouche du chat, qui salive beaucoup.

A noter que ces symptômes font leur apparition assez rapidement puisqu’il leur faut moins d’une semaine d’incubation pour devenir visibles. En cas de doute, si les symptômes ne semblent pas tout à fait évidents à interpréter, il ne faut pas hésiter à consulter son vétérinaire pour éviter de laisser la santé du chat se dégrader. Le professionnel de santé pourra, en tout état de cause, soit appliquer un traitement, soit donner des conseils de prévention contre la grippe du chat.

Prévenir le coryza du chat

La rhinotrachéite virale féline se transmet par le biais des sécrétions du chat projetées directement mais aussi on l’a dit par son environnement: son couchage, sa cage, les vêtements de ses maîtres…S’il apparaît qu’un chat a été affecté, il est donc prudent de nettoyer au maximum ces différents éléments pour éviter une propagation à d’autres de ses congénères. Mais il est très difficile pour ne pas dire impossible de s’assurer à 100% que le virus aura disparu.

La prévention est rendue encore plus compliquée par le fait que chaque chat ayant contracté le virus par le passé reste porteur latent et peut donc le transmettre, ou même simplement le réactiver. En effet, comme le Zona par exemple chez les humains, la grippe féline est une maladie qui se distingue par sa chronicité : elle réapparaît lors des moments de grande fatigue, de grand stress et de perturbations (un déménagement, un choc…).

Dès lors, la meilleure et peut être la seule prévention est indubitablement la vaccination, qui évitera bien des moments pénibles à nos amis à pattes. Le vaccin s’administre facilement, en deux injections, avec un rappel annuel. Le vétérinaire pourra conseiller de traiter le virus principalement, mais aussi d’y ajouter un vaccin contre le Chlamydia, qui est souvent un des éléments déclenchants et aggravants de ce mauvais rhume du chat. Attention, les chatons sont très exposés, mais il est nécessaire en principe d’attendre que ceux-ci soient sevrés pour leur administrer les vaccins contre le coryza du chat.

Fatigue, écoulements nasaux, éternuements sont autant de signe du coryza

Quel traitement contre le coryza du chat ?

Face au coryza et à ses divers germes, aucun médicament n’est généralement prescrit mais une bonne cure de repos pour le chat souffrant peut aider à le remettre sur pattes. Il est important de lui laisser son espace tout en le couvant un peu du regard pour éviter de rater un symptôme d’amélioration et surtout d’aggravation de son état de santé. Bref, il faut le chouchouter sans trop le stimuler.

Un endroit doux et chaud où se coucher est indispensable, et une lampe à chaleur peut être utile. Il est nécessaire de nettoyer régulièrement ses écoulements nasaux et ses yeux sans pour autant que le traitement l’agresse. Il est également possible d’employer un nébulisateur pour l’aider à dégager ses voies respiratoires. Surtout le plus important est de bien veiller à son hydratation et à son alimentation. La déshydratation est très dangereuse pour tous les animaux malades, et pour les chatons et les chats âgés en particulier. L’aider à boire, augmenter la part d’eau dans sa nourriture, sont des petits gestes qui le soulageront et l’aideront à guérir. Le chat ne doit pas rester sans s’alimenter. Cette convalescence est l’occasion idéale pour lui servir une nourriture fraîche (comme des bouchées par exemple), appétissante et réchauffée pour en décupler le fumet et attirer le félin. Il est impératif de surveiller son alimentation, et sa température (qui doit être inférieure à 39°), et bien sûr de consulter un vétérinaire si l’état de l’animal ne s’améliore pas après quelques jours.

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